Réouverture de la bibliothèque de la Cinémathèque de Toulouse mercredi 15 septembre à 14h. D’après le décret du 7 août 1921, en tant que bibliothèque spécialisée, notre bibliothèque n’est pas soumise à la présentation du pass sanitaire.
Rappel des horaires d’ouverture : du mercredi au vendredi, de 14h à 19h. Entrée libre.

CNC, 50 ans de patrimoine

Un ancien fort militaire reconverti en temple du cinéma, où l’on archive, conserve et restaure près de 140 000 films… Cela peut paraître insolite. C’est pourtant au sein de cette batterie du XIXe siècle, située à Bois-d’Arcy, dans les Yvelines, que la Direction du patrimoine cinématographique du CNC veille sur la mémoire du cinéma français depuis 1969.
Issu de la politique patrimoniale du ministère des Affaires culturelles qui a vu par ailleurs la création des services de l’Inventaire général, le service des archives du films, institué au sein du CNC (Centre national de la cinématographie), est le premier engagement de l’état en faveur d’une protection du cinéma. Par décret du 29 juin 1969, la conservation des films devint une mission du CNC.
À partir de cette date, la batterie de Bois-d’Arcy, mise à disposition depuis 1949 de la Cinémathèque française et des laboratoires pour stocker leurs collections de films anciens, est progressivement transformée afin d’offrir aux éléments filmiques les meilleurs conditions de conservation. Les anciens fossés accueillent petits à petits des bâtiments spécialement conçus pour assurer la pérennité des films sur support nitrate ou de sécurité. Mais le service s’attache aussi au développement d’un laboratoire qui, à l’instar de celui du Louvre, recherche les traitements qui permettent la restauration de supports que le temps condamne irrémédiablement à la disparition.
Aujourd’hui, la direction du patrimoine du CNC conserve 1 110 000 boîtes de films (dont 300 000 contenant des films anciens sur support nitrate) confiées par les institutions patrimoniales telles que la Cinémathèque française, la Cinémathèque de Toulouse, les grands catalogues comme Pathé films, Gaumont, Studiocanal, des laboratoires mais aussi des collectionneurs ou des réalisateurs/producteurs indépendants. Ces films sont restaurés au sein d’un laboratoire qui a su s’adapter aux nouvelles technologies numériques tout en conservant le savoir-faire de la photochimie.

Les films choisis par la direction du patrimoine du CNC :

La Galerie des monstres
Unheimlich ii : Astarti
Corps : intérieur / extérieur
Mystère Alexina

Rencontre avec Béatrice de Pastre – CNC