Suite aux annonces gouvernementales du 7 janvier 2021, la Cinémathèque de Toulouse reste fermée jusqu’à nouvel ordre.

A partir du mois d’avril, la bibliothèque du cinéma est ouverte le mercredi de 14h à 19h sur rendez-vous, à l’adresse bibliotheque@lacinemathequedetoulouse.com

Les reproductions de documents (articles de périodiques) à distance sont possibles, pour toute demande, envoyez un mail à joelle.cammas@lacinemathequedetoulouse.com

De la couleur au noir & blanc

Du mardi 03 mars 2015
au dimanche 05 avril 2015

En contrepoint à la thématique de cette édition de Zoom Arrière, consacrée à la couleur, la Cinémathèque de Toulouse propose de découvrir le graphisme en noir et blanc dans l’affiche de cinéma.

Jusqu’aux années 1950, alors que les films sont pour la plupart en noir et blanc, l’affiche ne se prive pas d’exploiter une large palette de couleurs. C’est l’époque, en France, de la lithographie et du dessin, réalisés souvent par de grands noms de l’illustration.

À partir des années 1960, l’offset et la photographie sont de plus en plus utilisés. Si la promotion des films continue essentiellement à se faire en couleur, le choix du noir et blanc, contraste maximal, permet parfois la réalisation d’affiches au fort impact visuel. Des compositions modernes et stylisées apparaissent ainsi dans le panorama de l’affiche de cinéma, y compris pour assurer la promotion de films en couleurs. Un détail en couleur surgit parfois de l’ensemble, conférant à l’affiche une forte puissance dramatique, telle la rose de Barry Lyndon.

Dans les affiches les plus récentes, le recours au noir et blanc se fait surtout dans le genre du thriller : le contraste entre noir et blanc est facilement employé ici dans son sens symbolique de l’opposition bien/mal.

Ce style plus épuré et minimaliste rapproche certaines affiches françaises des compositions très graphiques qui caractérisent l’affiche de cinéma dans d’autres pays, comme à Cuba : ici l’utilisation exclusive de la sérigraphie, et donc des aplats de couleurs, se prête tout naturellement à des compositions jouant sur la juxtaposition très contrastée du noir et blanc, où même le dégradé de gris est banni. Des affichistes comme René Azcuy ou Niko ont privilégié ce choix dichromatique, au sein d’une école graphique nationale connue pour ses couleurs éclatantes.

En Allemagne, le distributeur Neue Filmkunst Walter Kirchner a, dès les années 1950, poussé le développement d’un nouveau langage visuel dans ses affiches. Le recours à des illustrateurs et designers comme Hans Hillmann ou Isolde Baumgart, a permis de réinventer dans ce pays l’affiche de cinéma par des compositions très stylisées et souvent en noir et blanc.

Les affiches présentées sont issues des collections de la Cinémathèque de Toulouse.