Suite aux annonces gouvernementales du 7 janvier 2021, la Cinémathèque de Toulouse reste fermée jusqu’à nouvel ordre.

A partir du mois d’avril, la bibliothèque du cinéma est ouverte le mercredi de 14h à 19h sur rendez-vous, à l’adresse bibliotheque@lacinemathequedetoulouse.com

Les reproductions de documents (articles de périodiques) à distance sont possibles, pour toute demande, envoyez un mail à joelle.cammas@lacinemathequedetoulouse.com

Horreur ! Hammer !

Du mardi 03 novembre 2009
au dimanche 03 janvier 2010

Affiches françaises de la production Hammer

Extrême Cinéma, le retour… Il n’était pas de meilleure occasion pour sortir de nos coffres quelques perles aussi rares que vénéneuses… La Hammer Film Productions, on le sait, se fit une spécialité du film d’horreur dès la fin des années 50, avec Le Cauchemar de Dracula de belle mémoire interprété par Christopher Lee.

Ce fut le début d’une série de remakes inspirés par la production Universal des années 30. On y retrouve, hormis Dracula, les grandes figures de la mythologie fantastique créée aux États-Unis – mais dont la source est bien la vieille Europe – puisant sans scrupule dans une littérature dite « gothique », produite pour l’essentiel entre la fin du XVIIIe et le début du XXe siècle : Frankenstein, fantômes de l’opéra, momies et vampires en tous genres. Par un juste retour des choses, la Hammer réinvestit aussi bien les sources littéraires britanniques – Chien des Baskerville (Terence Fisher, 1959) et autres étrangleurs des bas-fonds de Londres – quand elle n’invente pas purement et simplement une nouvelle mythographie dont La Femme reptile (John Gilling, 1966) est un des plus fascinants exemples.

Pour ces films dont le succès était tributaire d’une réputation d’horreur, les affichistes s’en donnaient à cœur joie : grands aplats de couleurs vives, avec une forte prédilection pour les rouges chez Boris Grinsson, jeu des ombres portées et composition spectaculaire chez Guy-Gérard Noël… La riche iconographie des années 60 décline lentement lors de la décennie suivante, au même titre que la production cinématographique de la Hammer elle-même, qui rentre alors dans le rang commun. Reste une période particulièrement faste dont l’exposition offre un aperçu.