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Le cinéma chez soi, une collection particulière

Du mardi 03 mai 2016
au dimanche 26 juin 2016

Il n’y a pas de cinéma sans une plongée dans le noir et un faisceau de lumière mouvante dirigé vers un écran : il n’y pas de cinéma sans projection.
Pourtant, quand le spectateur entre dans la salle et que la lumière s’éteint, le projecteur est totalement oublié. Peut-être parce qu’au cinéma la matière – le projecteur, la pellicule et l’écran – a toujours été occultée pour obtenir le but final : l’illusion du mouvement, la création du rêve.
Ce rêve, cette magie du cinématographe n’a pas été exclusivement l’affaire des exploitants de salles : dès le début, en effet, les fabricants d’appareils ont proposé des modèles adaptés aux particuliers, accompagnés de catalogues de titres – documentaires, actualités, fictions – disponibles sur pellicule de sécurité. Car jusqu’aux années 1950, les films pour le circuit commercial étaient produits sur un support en nitrate de cellulose hautement inflammable et donc très dangereux. Dans les années 1910, ces mêmes fabricants commencèrent à produire des caméras en format réduit. Les particuliers purent donc enregistrer les moments heureux – mariages, vacances, cérémonies… – et les revivre ensuite dans l’intimité de leur salon entre parents.
Le cinéma devenait ainsi une distraction familiale, un divertissement pour les enfants, mais aussi un outil pour se mettre en scène et se célébrer. Contrairement à ce qui se passait dans la salle, lors de ces séances familiales le projecteur trônait à côté des spectateurs et se faisait remarquer par sa présence et son bruit. Pourtant la magie était toujours bien là.
Nous avons choisi de mettre en lumière des objets de l’histoire du cinéma souvent négligés – les appareils – et des pratiques sur lesquelles on se penche rarement : le cinéma chez soi et la petite exploitation auprès des patronats et des salles communales.
Et pour ce faire, nous avons fait appel à une collection particulière : celle que Raymond Neveu, un passionné du septième art et ami de longue date de la Cinémathèque de Toulouse, a recueilli patiemment tout au long de sa vie avec beaucoup d’énergie et de compétence. Avec ces appareils allant de 1905 aux années 1970, de la pièce la plus ancienne et précieuse, le « Cinématographe des familles », aux caméras Pathé Baby, des projecteurs de vues fixes Pathéorama au mythique Pathé rural, nous mettons à l’honneur un aspect très peu exploré de l’histoire du cinéma.

Francesca Bozzano, chargée de projets

> 3 mai – 26 juin 2016
Du mardi au samedi 14h – 22h30
Dimanche 15h30 – 19h30