Suite aux annonces gouvernementales du 7 janvier 2021, la Cinémathèque de Toulouse reste fermée jusqu’à nouvel ordre.

A partir du mois d’avril, la bibliothèque du cinéma est ouverte le mercredi de 14h à 19h sur rendez-vous, à l’adresse bibliotheque@lacinemathequedetoulouse.com

Les reproductions de documents (articles de périodiques) à distance sont possibles, pour toute demande, envoyez un mail à joelle.cammas@lacinemathequedetoulouse.com

L’affiche de cinéma en Allemagne de l’Est

Du mardi 28 février 2017
au dimanche 30 avril 2017

Suite au succès de l’exposition présentée à la Cinémathèque en janvier 2016 sur les affiches d’Allemagne de l’Est, nous proposons un deuxième volet : c’est l’occasion de montrer une nouvelle sélection d’une quarantaine d’affiches de ce fonds de plus de 1 600 exemplaires conservé à la Cinémathèque de Toulouse.
Ces affiches d’Allemagne de l’Est sont entrées dans nos collections en 2005, grâce au don d’un collectionneur allemand, Thomas Hill. Récupérées à la chute du mur en 1989 et déposées à Toulouse, elles constituaient selon lui le 3e fonds européen en importance après ceux de Berlin et d’Amsterdam. Lié à une filmographie essentiellement allemande et aux productions de l’ancien bloc de l’Est, le fonds comprend aussi quelques titres français, italiens ou américains. Car la censure permettait l’importation de quelques films occidentaux, dès lors qu’ils étaient considérés comme porteurs de concepts socialistes.
De 1946 à 1990, le monopole du cinéma en Allemagne de l’Est est géré par le nouveau Studio de production d’État, la DEFA, et par le distributeur Progress Film-Verleih. Des directives strictes règlent la création et la diffusion des œuvres cinématographiques selon des principes socialistes. Pas de concurrence, pas de pression commerciale, donc. Comme dans d’autres pays dont l’histoire a été marquée par des régimes totalitaires (les pays du bloc de l’Est – comme la Pologne et la Tchécoslovaquie – ou encore Cuba), l’affiche de cinéma a pu trouver une certaine liberté artistique et affirmer son originalité face à la publicité centrée sur le star-système des pays occidentaux. Les affichistes ont comme seule contrainte d’éviter toute connotation anti-régime.
Alors qu’en RFA le style s’aligne sur la mode des autres pays occidentaux, mis à part le cas de quelques petits distributeurs qui ont particulièrement soigné la qualité de leurs affiches, en RDA, après un début assez classique, une vraie identité visuelle voit le jour à partir des années 1960, sous l’influence de l’école polonaise. Les affiches de cinéma sont ainsi réalisées par les grands illustrateurs et graphistes de l’époque : Erhard Grüttner, Helmut Wengler ou encore Heinz Handschick, pour n’en citer que quelques-uns, déploient leurs talents dans des compositions symboliques, minimalistes, abstraites ou proches des illustrations pour enfants.

Claudia Pellegrini, Département des collections

> Cinémathèque de Toulouse (hall)