Suite aux dernières annonces, la Cinémathèque de Toulouse se réjouit de pouvoir de nouveau accueillir le public.

Mercredi 19 mai, réouverture de la billetterie (sur place et en ligne), de la bibliothèque (du mercredi au vendredi, de 14h à 19h, sur rendez-vous) et début de l’exposition « HOLYWOODOO, Incredible Movie Posters du Ghana ».

Vendredi 21 mai, reprise des séances avec le cycle « Scope ».

JAPONISMES

Du vendredi 04 janvier 2019
au jeudi 07 février 2019


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Attention, événement. Car il s’agit bien là d’un événement équivalent au passage d’une comète que nous ne reverrons pas de sitôt. Proposée dans le cadre de Japonismes 2018, à l’occasion du 160e anniversaire des relations diplomatiques entre le Japon et la France, une programmation tout droit venue du Japon, principalement présentée à La Cinémathèque française et à la Maison de la Culture du Japon à Paris, et dont nous avons retenu une trentaine de films, pour plus de la moitié inédits chez nous.
La dernière fois qu’une aussi grosse programmation de cinéma japonais avait eu lieu en France, c’était au Centre Pompidou au milieu des années 1990 et elle n’était pas passée par Toulouse. Comptez donc, passé cette date, vingt ans, ou peut-être jamais plus, pour espérer revoir sur grand écran, voire sur un écran tout court, certains des titres présentés ici.
On y croisera évidemment les grands noms du cinéma japonais (excepté Akira Kurosawa à qui nous avons consacré une importante rétrospective en 2017). Mais nous avons préféré privilégier des films rares, singuliers, ou tout simplement « à découvrir » comme on dit, car l’occasion était trop belle et que le cinéma japonais recèle encore d’étonnants trésors.
À travers une programmation divisée en deux parties, « Les classiques » et « Les insolites », du début des années 1930 aux années 2000, nous parcourrons plusieurs époques et bouleversements socio-politiques, ainsi que bien des genres : de la comédie, du film de policier et de yakuza, de la comédie musicale, du film de guerre, du mélodrame, du Jidai-geki (film historique), du Kaiju eiga (film de monstres) ou encore du Pinku-eiga (films érotiques)…
Un large panel qui ne saurait bien entendu résumer une cinématographie aussi riche tant par son abondance et sa variété que par sa longévité. Mais une petite fenêtre sur une culture, un art et une industrie, qui nous confirmera qu’au-delà des grands maîtres identifiés et reconnus, nous ne connaissons toujours rien du cinéma japonais.

Franck Lubet, responsable de la programmation

Manifestation co-organisée avec la Fondation du Japon et National Film Archive of Japan avec le soutien généreux de Kinoshita Group et Renault-Nissan-Mitsubishi dans le cadre de Japonismes 2018.

À lire également
100 ans de cinéma japonais, Éditions de la Martinière (novembre 2018)
Cet ouvrage de référence, qui accompagne les rétrospective se déroulant conjointement à La Cinémathèque française, à la Maison de la culture du Japon et à la Cinémathèque de Toulouse, dans le cadre de « Japonismes 2018 », retrace cent ans de cinéma japonais, des premiers films muets à aujourd’hui, en passant par son âge d’or. Il est préfacé par Hirokazu Kore-eda, lauréat de la Palme d’or du Festival de Cannes 2018 avec Une affaire de famille.