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Suite à des contraintes techniques et administratives, le café de la Cinémathèque sera ouvert en service minimum pour le week-end de réouverture : boissons (café, thé, softs, vin, bière) et quelques accompagnements.
Horaires d’ouverture : samedi de 9h à minuit et dimanche de 8h30 à 21h. Paiement en CB uniquement !

Pour les spectateurs des séances de la nuit de samedi à dimanche, aucune restauration ne sera assurée. Nous vous conseillons vivement d’apporter de quoi vous restaurer. Attention, toute consommation alimentaire est interdite en salle.
Merci de votre compréhension.

Galaxie Hitchcock

Du mardi 07 janvier 2025
au jeudi 27 février 2025


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Prendre un.e cinéaste incontournable, choisir trois films dans sa filmographie, et tracer d’hypothétiques, voire d’improbables, lignes traversantes entre ces films et d’autres. C’est le terrain de jeu que la Cinémathèque de Toulouse occupera pendant cette saison au Pathé Wilson. Et après Stanley Kubrick, on poursuit avec le cinéaste qui a peut-être été le plus imité et commenté, le maître du suspense : Alfred Hitchcock. Un cinéaste qui a imprimé au cinéma certaines de ses séquences les plus fortes et indélébiles de son histoire. Des séquences entrées aujourd’hui dans l’inconscient collectif, comme la douche de Psychose, le chignon de Kim Novak et son travelling compensé dans Sueurs froides, Cary Grant pourchassé par un avion dans La Mort aux trousses, et encore bien d’autres. Un cinéaste qui a mis tout son art au service des histoires qu’il aimait à raconter, mais qui sous le vernis du divertissement hollywoodien proposait différents niveaux de lecture qui en font encore et toujours une référence incontournable.

Au programme trois de ses films des plus remarquables : Psychose (Psycho), Fenêtre sur cour (Rear Window) et Sueurs froides (Vertigo). Psychose ouvrira la voie aux giallo et autres slashers, maître étalon d’un cinéma d’horreur tout en tension et violence graphique, libérant la pulsion sadique du cinéma. Sueurs froides aura débordé le cadre du cinéma policier pour dépeindre la pulsion morbide du cinéma, à travers une vertigineuse quête de l’original dans la copie – de l’art de la fabrication et de la fabrique de l’art. Et enfin, se présentant comme un film à suspense, Fenêtre sur cour développera une allégorie du dispositif cinématographique (la projection en salle), en proposant une variation des pulsions scopiques qui animent les spectateur.ices de cinéma.

Le cinéma d’Hitchcock n’a cessé de fasciner les cinéastes d’après-guerre et a façonné le cinéma post-moderne. Son influence est considérable. La preuve dans cette galaxie qui est loin d’être totalement explorée ici.

Franck Lubet, responsable de la programmation de la Cinémathèque de Toulouse