Dans le cadre de la Biennale, Festival international des arts vivants de Toulouse, la bibliothèque accueille du jeudi 6 octobre au dimanche 9 octobre l’installation vidéo Âabide l’kadia d’Abdessamad El Montassir. L’accès aux documents sera donc indisponible du 5 au 7 octobre.

Histoires de cinéma, 5e édition

12 – 21 novembre 2021

Plus qu’un festival de films, Histoires de cinéma est un véritable festival de cinéma dans sa manière d’interroger et de présenter son Histoire à travers les petites histoires qui la composent. Parce que le cinéma est plus que des films. Cette 5e édition explorera l’art de faire des films sans caméra, de raconter de nouvelles histoires à partir d’images tournées par d’autres.

La véritable histoire du cinéma s’écrit tous les soirs sur l’écran de la Cinémathèque. C’est en reprenant au pied de la lettre cette réflexion de François Truffaut que la 5e édition du festival Histoires de cinéma se consacrera à l’art du réemploi des images. Montage d’images d’archives, Found Footage, stock shots, détournements, mash-up… De l’art de faire des films sans caméra, en reprenant à son compte des images tournées par d’autres. Du documentaire au cinéma expérimental, en passant par le cinéma d’exploitation, entre objectif politique et volonté comique, sans oublier ses saignées poétiques, à l’heure de la profusion des images, la Cinémathèque de Toulouse nous invite à découvrir l’art du recyclage du cinéma par lui-même. Une histoire qui s’écrit avec sa propre histoire.

Histoires de cinéma 5
Remix & Détournement

Dans une époque de trop-plein d’images, où celles-ci finissent par toutes se ressembler, Histoires de cinéma chapitre 5 revient sur cet art d’interroger l’Histoire à travers ses images et de faire du cinéma à partir d’images préexistantes. Ou quand les images d’archives – actualités, films de famille, fictions – nous racontent de nouvelles histoires…

Films de montage

Partir d’images d’archives pour saisir, rétrospectivement ou sur le vif, un moment de l’Histoire. Illustrations d’un récit ? Mémoire fixée ou retravaillée ? Des pionnières du film de montage d’archives que sont Esther Choub et Germaine Dulac à Peter Jackson – qui abandonne ses Hobbits mais pas ses effets spéciaux pour tenter une expérience immersive de la Première Guerre mondiale –, ces films parlent-ils encore du moment où leurs images ont été tournées ou plus directement du moment où ils ont été produits ?

Détournements / retournements

De La Société du spectacle de Guy Debord à La Classe américaine de Michel Hazanavicius. Dans un but politique ou simplement ludique, des films qui revendiquent un droit à l’emprunt d’autres films pour mettre en perspective l’Histoire et porter un regard critique sur notre société ou raconter une autre histoire. Quelque chose du ready made appliqué au septième art.

Found footage, le cinéma sans caméra

Démembrer des films pour recréer du cinéma, à la manière dont Frankenstein donnait vie à sa créature à partir d’éléments récupérés sur différents cadavres. Opérer à même le support film, sur les émulsions, grattées, décollées, replacées, magnifiant ses altérations physiques, comme un chirurgien esthétique pratiquerait un lifting d’où le beau surgit de la détérioration. Quand l’art défie la culture.

Mashup, remix d’images

Entre le détournement et le found footage, une nouvelle pratique qui s’est développée sur internet. Entre la blague potache de fans de films et la création, en mode sampling, de films de fans. De l’usage de films et de figures du cinéma devenues des objets de pop culture, comme Andy Warhol recyclait la notion d’icône dans ses sérigraphies. Pop, fun et avant tout ludique, quand les amateurs de cinéma s’amusent de leur culture.

Recycled Cinema)

Depuis sa fondation en 1964, l’Austrian Film Museum, au-delà de son travail d’archives, a développé à travers la ligne éditoriale de sa programmation l’une des approches du cinéma les plus originales et les plus pures de la FIAF (Fédération Internationale des Archives du Film), interrogeant sans relâche le cinéma sur sa nature. À l’automne 2020, elle présentait un cycle qui fait déjà date dans l’histoire des programmations de cinémathèques : « Recycled Cinema ». Retour sur une expérience dont Histoires de cinéma 5 souhaite se faire l’écho.

Exposition

Regards sur les collections de la Cinémathèque
Deux artistes, Hélène Bellenger et Estefanía Peñafiel Loaiza, interrogent les collections de la Cinémathèque de Toulouse : recadrages, coloriages, détournements… La pratique artistique transforme, modèle, reformule les documents en adressant à l’image cinématographique des questions inédites.
En collaboration avec la Résidence 1+2 et la Maison Salvan

Ateliers

Remixer, détourner, expérimenter. Des ateliers de création pour le public adulte seront proposés durant le festival. Au programme : le mashup pour découvrir une forme spontanée de réécriture ou de détournement des images et l’atelier d’intervention sur pellicule pour expérimenter la création visuelle et sonore à même le support film.

Publics scolaires et étudiants

Comme chaque année, la Cinémathèque de Toulouse invite les élèves et étudiants à participer gratuitement au festival Histoires de cinéma sur une programmation adaptée. Rencontres, séances, ciné-concerts et ateliers permettront aux jeunes spectateurs de découvrir des facettes inédites de la production cinématographique : de l’accompagnement musical du cinéma muet à la pratique actuelle du mashup. Un jury étudiant sera aussi mobilisé pour recueillir le regard des jeunes générations sur les films du festival.