Réouverture de la bibliothèque de la Cinémathèque de Toulouse mercredi 15 septembre à 14h. D’après le décret du 7 août 1921, en tant que bibliothèque spécialisée, notre bibliothèque n’est pas soumise à la présentation du pass sanitaire.
Rappel des horaires d’ouverture : du mercredi au vendredi, de 14h à 19h. Entrée libre.

Salon de lecture

En 1975, lorsque nous avons proposé à nos lecteurs notre premier rayon de livres de cinéma, le choix dans ce domaine tournait simplement autour de quelques centaines de titres. Quelques livres encore disponibles chez Losfeld complétaient les premiers essais de L’Âge d’homme et « Les Cinéastes d’aujourd’hui » publiés par Seghers. Plus tard, au début des années 1980, les Cahiers du cinéma d’un côté, Ramsay de l’autre sont venus offrir un espace régulier et varié à l’édition de cinéma, et ajouter l’expression de la cinéphilie aux productions « tous publics » des éditions Veyrier ou de Lherminier. L’édition de cinéma en langue française débutait sa croissance, dans tous les domaines : ouvrages de recherche, théorie du film ou histoire du 7e Art, monographies de réalisateurs, essais sur les genres au cinéma, livres de référence et dictionnaires. Après ces premières années de renouveau, l’économie précaire de ce segment de l’édition a provoqué des disparitions, des aménagements.
Depuis 15 ans, la cinéphilie a changé, l’édition de cinéma a trouvé de nouveaux acteurs, le livre de cinéma de nouveaux territoires. Aux Cahiers ont succédé Yellow Now, Capricci
et Rouge Profond, ou encore des « laboratoires » tels que la collection « Trafic » chez POL, l’Institut Lumière, les éditions Play List Society, Akileos ou Mimesis. Cette diversité et l’ambition de produire des livres originaux, souvent en traduction, sont les signes les plus caractéristiques d’un secteur dont les ventes sont plus que modestes, le public clairsemé, mais la passion bien présente.
Pendant le festival Histoires de cinéma, la librairie Ombres Blanches souhaite donner à voir toute cette énergie nouvelle. Nous avions d’abord songé à une « bibliothèque idéale » en cent livres « de toujours », reflétant l’histoire du cinéma à travers ses écrits. À cet éloge de la cinéphilie éternelle mais un peu sévère, nous préférons substituer les signes des goûts les plus divers pour les domaines les plus variés du cinéma, illustrant avec originalité ce que les meilleurs spécialistes et les plus grands professionnels de l’image peuvent nous en dire.
Une centaine de livres récents seront consultables dans le hall de la Cinémathèque, avant que, offerts par la librairie, ils ne rejoignent les rayonnages de la bibliothèque.

Pour Ombres Blanches, ses libraires

Salon de lecture accessible durant les horaires d’ouverture de la Cinémathèque de Toulouse pendant le festival