Dans le cadre de la Biennale, Festival international des arts vivants de Toulouse, la bibliothèque accueille du jeudi 6 octobre au dimanche 9 octobre l’installation vidéo Âabide l’kadia d’Abdessamad El Montassir. L’accès aux documents sera donc indisponible du 5 au 7 octobre.

Actualités

Nouveautés 2022 : focus sur quatre titres

Gena Rowlands. On aurait dû dormir de Murielle Joudet (Capricci, novembre 2020)

Lauréat du prix du livre de cinéma 2021 du CNC, Gena Rowlands. On aurait dû dormir retrace la carrière de la muse de John Cassavetes, de L’Amour coûte cher (José Ferrer, 1958) à Une autre femme (Woody Allen, 1988). Construit entre le roman et la biographie, ce livre dresse le portrait d’une actrice phare du petit comme du grand écran, dont les rôles reflètent la réalité sociale de l’Amérique d’après-guerre.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Le “cinéma de banlieue” : représentation des quartiers populaires ? Enjeux d’un cinéma entre réalité et fantasme de Manon Grodner (L’Harmattan, novembre 2021)

“Parce qu’il met en scène une réalité peu présente dans l’espace public, le cinéma étudié ici par Manon Grodner est d’emblée politique […] [parce que] la représentation de la banlieue est souvent déformée. Elle est globalement caricaturale, stigmatisante, misérabiliste […]. Et parce que la banlieue est objectivement aujourd’hui délaissée dans son traitement socio-politique.” Introduction de Rémi Lefebvre, maître de conférences en science politique à Sciences Po Lille.
Issu d’un mémoire de fin d’études de Sciences Po Lille, l’ouvrage de Manon Grodner propose une analyse en profondeur de ce qu’on appelle justement ou non le “cinéma de banlieue” ; à travers une série d’entretiens, de témoignages, de données statistiques et d’analyses filmiques, l’autrice propose des éléments de réflexion sur des questions d’actualité telles que les enjeux de la représentation au cinéma, l’égalité des chances, les stigmates sociaux ou encore la question de la “diversité”.

 

Mettre en scène. Théâtre et cinéma, sous la direction de N.T. Binh, Camille Bui et Jean-Paul Figasso (Les Impressions Nouvelles, juillet 2020)

Articulé autour d’entretiens réalisés avec des artistes aux parcours variés, tels que Zabou Breitman, Agnès Jaoui, Xavier Durringer, Guillaume Gallienne ou encore Alexis Michalik, ce livre aborde le lien étroit entre théâtre et cinéma. Des similitudes sémantiques aux parallèles des pratiques et techniques de jeu, en se concentrant principalement sur une notion commune : mettre en scène.

 
 
 
 
 
 
 
 

Harun Farocki : une hantologie du cinéma de Thomas Voltzenlogel (UGA Éditions, mars 2021)

Ouvrage entièrement consacré à l’œuvre du réalisateur allemand, Harun Farocki : une hantologie du cinéma propose une traversée de l’univers de Farocki, par le biais d’analyses de films et de séquences. Ainsi, l’auteur établit une pensée hantologique des images de l’œuvre de Farocki. “La question n’est plus de savoir comment lire les images, mais comment vivre avec elles.”
“L’hantologie consiste en des œuvres qui se construisent à partir d’une trace en provenance du passé. Le plus souvent matérielle, cette trace peut également s’avérer immatérielle. Composées ainsi à partir d’éléments issus d’une époque révolue, les œuvres hantologiques agissent comme des mediums qui vont permettre aux spectres du passé de s’exprimer.” Définition du mot “Hantologie” (Wikipédia)