Étant donné la situation sanitaire actuelle, le port du masque redevient obligatoire à partir du 25 novembre à la Cinémathèque de Toulouse : en salle, dans le hall d’exposition et en bibliothèque. Merci de votre compréhension.

Où sont les rêves de jeunesse ? (Seishun no yume ima izuko)

Yasujirô Ozu. 1932. Jap. 92 min. N&b. 35mm. Muet. Intertitres japonais sous-titrés français.


Ciné-concerts



Yasujirô Ozu avait promis à ses assistants de ne faire des films sonores que lorsqu’ils en maîtriseraient parfaitement la technique. Un muet tardif donc, puisqu’il date de 1932, mais aussi une œuvre de jeunesse qui se démarque par sa belle vitalité et son impeccable maîtrise. L’amitié résiste-t-elle aux années et à la différence des classes ? Quand la vie insouciante et légère de l’étudiant Tetsuo bascule lorsqu’il doit reprendre l’entreprise familiale suite au décès de son père. Ozu passe librement et insensiblement de la comédie au drame tout en effleurant la nostalgie du passage à l’âge adulte. Et si le cinéaste observe le déclin de la famille japonaise, il le fait ici avec un sens du burlesque directement hérité du cinéma hollywoodien.

Mathieu Bézian / Fumie Hihara

Après la mise en son des films Le Fantôme qui ne revient pas (son univers violent entre enfermement carcéral et solitudes désolées sur fond de révolution socialiste donnant matière à des arrangements instrumentaux soniques et intenses) et Le Vaisseau dans le ciel (son message pacifiste, vegan et futuriste permettant une lecture musicale beaucoup plus nuancée), Mathieu Bézian, bassiste fondateur du groupe de rock Junkyard Birds, propose cette fois-ci une partition adaptée au film japonais Où sont les rêves de jeunesse ? de Yasujirô Ozu. Grand amateur des cultures japonaises contemporaine et traditionnelle, le musicien va lier ses instruments acoustiques et électroniques au traditionnel koto de la japonaise Fumie Hihara.
Maître de Koto depuis l’âge de 17ans, Fumie Hihara est diplômée de l’Université nationale des Beaux-Arts et de la Musique de Tokyo. Elle se consacre, entre autres, à la composition, l’improvisation et l’arrangement. Sa participation au Festival d’Avignon en 2004 lui permet de faire connaître ses activités en France. Depuis 2000, elle enseigne le Koto à Tokyo et Yamanashi, mais donne aussi des cours particuliers au Japon, ainsi qu’à Paris depuis 2007.

Après une résidence de création, les deux musiciens enrichiront avec brio ce fragment de vie de la jeunesse nippone d’avant-guerre marqué par les thèmes universels de l’Amour et de l’Amitié.

Ouverture du festival Made in Asia

En partenariat avec l’association Tchin-Tchine

mardi 03 avril 2018, 21h00       Infos pratiques - Vente en ligne