Pour des raisons indépendantes de notre volonté, la Lecture théâtrale dans le cadre de la Nuit de la lecture prévue le 22 janvier est reportée.

Étant donné la situation sanitaire actuelle, le port du masque redevient obligatoire à partir du 25 novembre à la Cinémathèque de Toulouse : en salle, dans le hall d’exposition et en bibliothèque.

Merci de votre compréhension.

Coraline

Henry Selick. 2009. USA. 100 min. Coul. DCP. VF.


Histoires de cinéma 1



Coraline est un dessin animé d’une merveilleuse étrangeté, bâti comme un jeu MB de 7 à 77 ans. Henry Selick, son réalisateur, appartient, aux côtés de Brad Bird et John Lasseter, à cette nouvelle génération qui a su réinventer l’animation alors que le géant Disney s’essoufflait sur ses indéboulonnables vieux modèles. En compagnie de Tim Burton, il avait souhaité un bien étrange Noël à Monsieur Jack avant d’adapter Roald Dahl avec James et la pêche géante. Pour l’occasion, la technique d’animation image par image, cette animation en volumes qu’affectionne tant Selick, passe à l’ère du numérique tout en conservant ses caractéristiques de matière, profondeur de champ et perspectives. Alors, que l’on se rassure, l’amour du fait main et du bricolage est toujours là. La preuve, la construction de chaque personnage de Coraline nécessita entre trois et quatre mois de travail. Mais Coraline est avant tout un roman du Britannique Neil Gaiman. Scénariste de bandes dessinées, romancier, auteur de romans graphiques, Gaiman est un touche-à-tout prolifique et polyvalent, et Coraline n’est rien de moins que sa version d’Alice au pays des merveilles. Coraline Jones est une fillette courageuse et déterminée. Quand elle découvre un passage secret dans sa nouvelle maison, elle n’hésite pas une seule seconde à passer de l’autre côté du couloir pour voir ce qui s’y cache. En guise de lapin blanc, c’est un chat noir doté de la parole qui la guide dans ce monde nouveau où son « autre mère » et son « autre père » la gâtent peut-être un peu trop. Perte des illusions, quête initiatique et douloureux passage de l’enfance à l’âge adulte, une sorte de conte de fées à l’envers, aux accents nostalgiques et fantasques, soutenu par l’admirable musique de Bruno Coulais. Vigueur orchestrale, sonorités électroniques, fantaisies chorales, Coulais dépasse le simple jeu de proximité émotionnelle et orchestre une véritable mise en scène musicale. Une partition fascinante qui épouse parfaitement ce voyage dans un monde trop joli pour être honnête.

Séance présentée par Bruno Coulais

samedi 11 novembre 2017, 15h00       Infos pratiques - Vente en ligne