Pour des raisons indépendantes de notre volonté, la Lecture théâtrale dans le cadre de la Nuit de la lecture prévue le 22 janvier est reportée.

Étant donné la situation sanitaire actuelle, le port du masque redevient obligatoire à partir du 25 novembre à la Cinémathèque de Toulouse : en salle, dans le hall d’exposition et en bibliothèque.

Merci de votre compréhension.

Le Terroriste (Il terrorista)

Gianfranco De Bosio. 1963. It / fr. 100 min. N&b. 35 mm. VO. Sous-titrage informatique en français.


Avec Gian Maria Volontè, Philippe Leroy, Giulio Bosetti, Raffaella Carrà


Histoires de cinéma 1



La fin des mythes et les débuts de la réflexion. Un film inspiré par des faits authentiques et personnels vécus par le réalisateur Gianfranco De Bosio. Venise, hiver 1943. La Résistance italienne prépare un attentat contre le siège de la Kommandantur allemande. Un homme surnommé l’Ingénieur y joue un rôle déterminant. Bien que l’explosion soit meurtrière, elle n’atteint pas les cibles désirées (le commandant allemand en réchappe et une prostituée vénitienne y laisse la vie). Le lendemain, les autorités réagissent en menaçant de fusiller des otages si l’Ingénieur n’est pas livré… Au début des années 1960, en Italie, on assiste à une recrudescence de films qui traitent directement des problèmes de la Résistance dans l’immédiat après-guerre. La ragazza de Luigi Comencini, Le Bossu de Rome de Carlo Lizzani ou encore Une vie difficile de Dino Risi, s’éloignent de l’exaltation des faits pour se placer dans une perspective critique des événements. Relire un moment de l’histoire italienne ensevelie sous les discours officiels, dépasser la chronique héroïque pour en arriver à une vision plus ample du problème, tel était le but du mouvement. Le Terroriste est donc tout à la fois un film d’action et de réflexion qui deale intelligemment et sensiblement avec des espérances déçues. Une œuvre au style dépouillé qui grave dans un beau noir et blanc des moments où l’initiative personnelle vient parasiter la politique politicienne. « Je n’ai pas voulu écrire une histoire spécifiquement italienne mais traiter un cas général, valable dans tous les pays et placer au centre du problème des rapports entre l’action et la morale, entre l’action politique pure et l’activité de guerre et de résistance. Je n’ai pas voulu faire une épopée révolutionnaire mais plutôt un film de réflexion idéologique et morale. » (Gianfranco De Bosio,
Les Lettres Françaises, 06/06/1964).

Séance présentée par Régis Debray

mercredi 08 novembre 2017, 19h00       Infos pratiques - Vente en ligne