Pour des raisons indépendantes de notre volonté, la Lecture théâtrale dans le cadre de la Nuit de la lecture prévue le 22 janvier est reportée.

Étant donné la situation sanitaire actuelle, le port du masque redevient obligatoire à partir du 25 novembre à la Cinémathèque de Toulouse : en salle, dans le hall d’exposition et en bibliothèque.

Merci de votre compréhension.

Permis de tuer (License to Kill) – Veo – Muret

John Glen. 1989. GB. 133 min. Coul. DCP. VOSTF.


Avec Timothy Dalton, Carey Lowell, Robert Davi, Talisa Soto


Histoires de cinéma 1



James Bond, épisode 16, le segment de la transition coincé entre Tuer n’est pas jouer et GoldenEye. Rémy Julienne rempile aux cascades pour la cinquième fois aux côtés de l’espion 007. Il en tournera six au total. Mais Permis de tuer est avant tout un film d’adieux, une rupture sèche au sein de la série. C’est la dernière apparition de Timothy Dalton dans le rôle après seulement deux prestations, c’est aussi le dernier Bond pour le scénariste Richard Maibaum, le directeur de la photographie Alec Mills, le génial concepteur de génériques Maurice Binder et le réalisateur John Glen (cinq opus au compteur). Alors forcément ça commence fort ! 007 envoie bouler méchamment sa hiérarchie dans la villa d’Ernest Hemingway à Key West et d’ajouter « C’est l’adieu aux armes » ! Privé de son permis de tuer mais pas de sa fougue. Un Bond pas comme les autres, peu de gadgets mais beaucoup de hargne. Bond, ivre de vengeance aux trousses d’un trafiquant de drogue (délectable Robert Davi) secondé par une exquise petite frappe (le débutant Benicio Del Toro). L’atmosphère est lourde, les enjeux ambigus et les méchants terrifiants. D’ailleurs, la détermination de 007 n’a d’égal que l’âpreté de la mise en scène de John Glen, qui signe là l’un des meilleurs épisodes de la saga. Une grande fête de la destruction avant la restructuration, avec pour clou du spectacle, une monstrueuse poursuite entre quatre camions citernes qui nécessita à elle seule six semaines de tournage. Largement plus de temps qu’il n’en faut aux scénaristes pour trouver un prétexte afin d’intégrer logiquement le morceau de bravoure à l’intrigue. Ce grand final bondien d’une rare perfection stylistique, tourné, il faut le dire, sans aucun effet numérique, reste un des plus beaux moments d’action jamais montrés sur écran. Une note intense et fastueuse qui couronne impeccablement ce Permis de tuer, un James Bond inhabituel, sombre et sophistiqué.

Séance présentée par Rémy Julienne

 

 

 

dimanche 05 novembre 2017, 14h00       Infos pratiques